Franchise Entreprise

Les utilitaires sont-ils moins polluants aujourd’hui qu’hier ?

Il est maintenant généralement admis que le transport est à l’origine d’une grande part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Si jusque là l’attention s’est portée plus particulièrement sur les véhicules de tourisme, il s’avère que les véhicules utilitaires ont aussi un grand impact sur ces émissions de gaz. En effet, à l’heure actuelle les véhicules utilitaires, tant les légers que les poids lourds émettent autant de CO2. Néanmoins, on constate qu’à ce jour les émissions sont bien plus faibles qu’il y a deux décennies.

Émissions de CO2 des véhicules utilitaires : quels sont les chiffres ?

Les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre proviennent majoritairement de la combustion des carburants fossiles dans le moteur des véhicules, dont les véhicules utilitaires. Le volume d’émission produit par ces véhicules est variable, mais d’une manière générale, la combustion d’un litre d’essence produit 2 259 g de CO2 tandis que la combustion d’un litre de gasoil produit 2 662 g de CO2. Ainsi, on peut dire que les émissions de moteur au diesel sont inférieures à celles d’un moteur à essence. Bien évidemment, la consommation de carburant varie d’un véhicule à l’autre et les constructeurs ont considérablement abaissé le taux d’émission de leurs véhicules les plus récents. De nos jours, les meilleurs véhicules utilitaires émettent près de 112 g/km de CO2 tandis qu’en moyenne, leurs émissions sont de 208 g/km. Ces dernières années, les constructeurs automobiles ont particulièrement fait des progrès en matière d’émission compte tenu des contraintes auxquelles ils sont soumis au niveau européen. Depuis 2018 par exemple, les utilitaires neufs immatriculés en Europe doivent faire l’objet d’une procédure d’essai mondiale harmonisée permettant de mesurer la consommation de carburant et les émissions de CO2. C’est à partir de ces tests que le barème de malus écologique sera mis en place par la suite. L’objectif de l’Union européenne étant d’avoir des véhicules utilitaires neufs n’émettant pas plus de 147g/km de CO2.

Les véhicules utilitaires sont-ils moins polluants aujourd’hui ?

Malgré les efforts des constructeurs automobiles, force est de constater que les utilitaires continuent autant à polluer. Il existe plusieurs raisons à cela, notamment la nature même de ces véhicules. En effet, l’utilitaire est destiné à transporter des objets volumineux et lourds. Sa consommation est donc supérieure par rapport à un véhicule particulier. De plus, parce qu’ils sont utilisés à des fins professionnelles, ils ont un kilométrage moyen annuel plus élevé par rapport à celui d’un véhicule de tourisme. Si un particulier effectue en moyenne 13 200 km par an, un professionnel peut effectuer plus de 20 000 km. Par ailleurs, les données montrent que les véhicules utilitaires, légers ou poids lourds sont très nombreux en France et la plupart des professionnels ne sont pas encore convaincus par la mobilité électrique. En raison de tous ces éléments, il parait utopique d’envisager la réduction des émissions de CO2 des véhicules utilitaires.

Vers l’électrification des véhicules utilitaires

Face au malus écologique et l’accès réglementé aux zones à faibles émissions, l’intérêt pour les énergies alternatives et particulièrement pour les véhicules électriques et même pour les VUL à hydrogène devient de plus en plus vital. D’ailleurs, les offres en la matière sont de plus en plus diversifiées, allant des modèles les plus compacts aux plus volumineux. Et bien que la plupart des professionnels expriment leurs réticences face à l’électrique compte tenu de leurs besoins, certaines entreprises prévoient déjà d’équiper leur flotte d’utilitaires électriques dans les vingt prochaines années. Les initiatives tendant à encourager le passage à l’électrique devraient aider les professionnels à atteindre leurs objectifs. On parle notamment des subventions à l’achat des utilitaires électriques et la facilité d’accès aux infrastructures de recharge.

Le top du moment